Devenir coach, risques ou opportunités ?

Le 27/03/2012 - Déposer un commentaire

1. Qu’est-ce qui attire une personne dans le fait de vouloir devenir coach, ou à se former pour devenir coach ?

L’attrait pour ce métier est souvent ambigu, ce qui se ressent sur sa professionnalisation.
Est-ce que l’attirance obéirait aussi à un effet de mode et en même temps à une situation conjoncturelle liée aux difficultés de vie que nous rencontrons actuellement dans notre société ou dans le monde du travail ?

Qui de nous n’a pas eu le sentiment de « coacher » un de ses enfants, un collaborateur ou un ami ?

Au-delà de nos aspirations naturelles, motivées par l’affectif ou par le désir personnel d’apporter plus de confort dans la vie de nos proches, plus « d’aisance », il y a un positionnement spécifique métier qui permet souvent de passer d’une dimension d’amateurisme à celle du professionnalisme … et donc d’augmenter dans notre façon d’accompagner : efficacité, rentabilité et sécurité de la personne.

Le métier de coach fait partie des métiers d’accompagnement vers le mieux être, au travail ou dans sa vie … mais il ne peut être réduit à cette simple dimension !

En effet, le coach, comme dans le milieu sportif fait travailler son client sur les « basics » de son propre développement, en fonction de son objectif. Comme un musicien travaille ses gammes ou un sportif sa technique, travailler uniquement sur le « sentir bien » sans construire de bases solides à son développement personnel et professionnel serait insuffisant en termes d’efficacité qui est pourtant l’un des maîtres mots du coach !

2. Comment situer votre attrait pour comprendre votre propre fonctionnement personnel par rapport à la passion nécessaire dans le fait d’accompagner une personne dans son propre devenir ?

C’est sur cette question fondamentale que se situe l’art du coach, ou comme certains diront, du maître coach : nécessité de stimuler la prise de conscience personnelle et d’avoir le recul nécessaire pour garder la hauteur de vue qui permet d’être présent, et d’accompagner le client au mieux de ses intérêts.

C’est aussi sur ce terrain humain que nous pouvons rencontrer de véritables risques :

  • Projection et transfert …
  • S’appuyer trop sur sa propre expérience, sous prétexte d’éviter à l’autre de reproduire les mêmes erreurs que soit même …
  • Être trop proche dans la relation à l’autre …

3. Comment inciter son client à se mettre au travail et à respecter son propre chemin ?

La véritable opportunité de travailler avec un coach c’est de prendre de la hauteur et du recul pour mieux comprendre son objectif et les moyens de l’atteindre.

Devenir coach, c’est donc se préparer à vivre ces opportunités :

  • Vivre la frustration de ne pas savoir … pour mieux comprendre à partir de l’écoute active et de la présence
  • Comprendre l’univers de l’autre et lui laisser prendre l’espace et les moyens de se construire, l’aider à mettre en place sa propre stratégie de changement
  • Croire que la personne accompagnée a en elle-même les ressources pour mener à bien son projet
  • Accepter de comprendre et de ne pas tout comprendre
  • Être prêt en un mot à adopter ce que nous appelons « la position basse ».

4. Être coach, c’est être présent et être dans l’ombre, sécuriser … pour respecter le chemin et le travail

Cette forme de présence s’adapte à chaque situation :

  • Valider la connaissance des éléments constitutifs de la situation :
    • Les fondamentaux du management
    • Les règles de la communication
    • L’écoute active
  • Comprendre les enjeux de la communication sous toutes ses formes
    • le verbal
    • le non verbal

C’est chercher à comprendre et à distinguer le besoin implicite du besoin explicite pour structurer mieux la pensée et pouvoir mettre en place des plans d’actions adaptés à chaque situation, chaque objectif.

C’est aussi utiliser notre savoir faire et nos différents outils pour faciliter l’appropriation du résultat et le développement durable de la personne accompagnée.

C’est enfin être dans la bienveillance, sans complaisance.

5. En guise de conclusion…

Le coach travaille à partir de questions ouvertes.

C’est ce que je vous propose :

  • Quel est votre positionnement face à ces risque et opportunités ?
  • Où se situe votre ambition ?
  • Comment vivez-vous la notion de résultat, à court ou moyen terme ?
  • Et si tout cela s’apprenait, se travaillait, auriez-vous la patience de laisser s’exprimer votre position personnelle, votre authenticité pour vous concentrer sur l’ambition de votre client ?

Eric de Pommereau

Coach

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